Bien que d'inspiration différente, les projets de nos établissements - tous en lien étroit avec l'Eglise diocésaine - ont en effet pour point commun d'être enracinés dans l'Evangile et de promouvoir à ce titre toute initiative qui va dans le sens d'une meilleure prise en compte des besoins pédagogiques de chacun.
Est-il obligatoire ? De même que l’on doit vous remettre, lors de l’inscription de votre enfant, le règlement intérieur de l’établissement, on doit aussi porter à votre connaissance le projet d’établissement. Selon les textes officiels, tout établissement doit en être doté. Que contient-il ? Certains projets d’établissement tiennent en une page et d’autres en plusieurs ! C’est dire à quel point ils peuvent être différents d’un établissement à l’autre, tant dans leur forme que dans leur contenu. On peut, néanmoins, dégager quelques grandes tendances. Un projet d’établissement s’inspire du projet éducatif de la tutelle, diocésaine ou congréganiste, dont dépend l’établissement. Projet qui se réfère à l’évangile et à l’enseignement de l’église catholique. Il énonce les valeurs qu’il souhaite mettre en œuvre et fixe concrètement les objectifs à atteindre, par exemple : l’accueil des plus défavorisés. Il est relié au projet pédagogique, qui précise, lui, les méthodes pédagogiques : principe d’évaluation, diminution du nombre de redoublants en 2de..., mais aussi les actions concrètes que les équipes valorisent ou développent sur le terrain pour y parvenir. Exemples : instauration d’un système de tutorat, mise en place d’une aide méthodologique, etc. A qui sert-il ? Dans son projet, chaque établissement explique ce que signifie la réussite d’un élève au travers des actes d’éducation, d’enseignement et de recherche du sens de l’homme. L’établissement s’en servira comme outil de communication avec, notamment, le ministère de l’éducation nationale, l’enseignement catholique et les familles. On peut y voir aussi un outil de pilotage pour les équipes éducatives, leur permettant de vérifier si leurs actions, au quotidien, sont en adéquation avec les objectifs qu’elles se sont fixées au départ. à terme, toutefois, le projet d’établissement pourrait avoir une troisième dimension en devenant un véritable outil de contractualisation. Cela signifierait alors qu’une partie des moyens attribués, chaque année, par l’éducation nationale aux établissements (le nombre d’heures d’enseignement appelé “Dotation horaire globale”) en dépendrait. Qui l’élabore ? La rédaction du projet est confiée, sous la responsabilité du chef d’établissement, à tous les membres de la communauté éducative : enseignants, personnels de l’établissement, responsables de la pastorale, gestionnaires, membres de l’Apel, parents et élèves (par le biais de leurs représentants). Comment procède-t-on ? Elaborer un projet d’établissement est un travail de longue haleine, qui nécessite réflexion et débats au sein de l’établissement. Dans certains d’entre eux, on commence par distribuer des questionnaires aux différents membres de la communauté éducative. Le but ? Dresser un inventaire de ce qui se pratique dans l’établissement, de ses particularités, de ses points forts et de ses points faibles. Ensuite, des commissions, chargées chacune d’un thème précis (la vie scolaire, l’internat...), se mettent en place pour discuter des priorités à venir et formaliser peu à peu le projet. Quelle est sa durée de vie ? Un projet d’établissement n’est pas figé. En fin d’année scolaire, l’établissement devrait s’interroger sur la pertinence de son projet afin de le réajuster. |